Le premier entretien en psychanalyse : à quoi s’attendre ?

Le premier entretien en psychanalyse : à quoi s’attendre ?

Vous avez décidé de franchir le pas. Après des semaines (ou des mois) à y penser, vous avez pris rendez-vous avec un psychanalyste. Et maintenant, une petite voix vous demande : mais concrètement, ça va se passer comment ?

Pas de panique. Le premier entretien n’est pas un examen.
Voici ce qu’il faut savoir pour arriver plus serein.

Ce n’est pas encore une analyse


« Qu’est-ce qu’on vous demandera ? »

Souvent, l’analyste commence simplement par : « Qu’est-ce qui vous amène ? »
Et c’est parfois la question la plus déstabilisante qui soit
— parce qu’elle est ouverte, sans filet. Vous pouvez parler d’un symptôme précis (une anxiété,
des insomnies, une relation qui coince), d’un vague sentiment de mal-être, ou même dire que vous ne savez pas
vraiment pourquoi
vous êtes là. Tout ça est valable.

L’analyste n’est pas là pour remplir un formulaire. Il écoute ce que vous dites,
mais aussi comment vous le dites, ce que vous esquivez, ce qui revient.
Ce premier temps lui permet de saisir quelque chose de votre façon d’habiter votre propre histoire.

Et si je ne sais pas quoi dire ?

Divan ou fauteuil ?

Au premier entretien, vous serez généralement assis en face du praticien. Le divan vient plus tard, si vous entamez une analyse
à proprement parler. Donc pour l’instant : face-à-face, comme une conversation.

Oui !

Ensemble des représentations, désirs et conflits psychiques inaccessibles à la conscience ordinaire, mais actifs dans le comportement et la parole du sujet.

Et si le courant ne passe pas ?

C’est possible, et c’est important. La relation thérapeutique repose sur quelque chose de difficile à nommer — une forme de confiance, de sentiment que vous pouvez parler à cette personne-là. Si vous ressortez avec la sensation que ça ne colle pas, vous avez tout à fait le droit de rencontrer quelqu’un d’autre.

Le premier entretien, c’est une invitation à commencer à parler — pas à tout résoudre. Vous n’avez rien à prouver, rien à performer. Juste à venir avec ce que vous portez, aussi flou ou aussi précis que ce soit.

Et parfois, rien que ça, c’est déjà un début.

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