21 Mai Le premier entretien en psychanalyse : à quoi s’attendre ?
Vous avez décidé de franchir le pas. Après des semaines (ou des mois) à y penser, vous avez pris rendez-vous avec un psychanalyste. Et maintenant, une petite voix vous demande : mais concrètement, ça va se passer comment ?
Pas de panique. Le premier entretien n’est pas un examen.
Voici ce qu’il faut savoir pour arriver plus serein.
Ce n’est pas encore une analyse
Le premier rendez-vous — souvent appelé « entretien préliminaire »
— est une rencontre, pas un engagement. C’est un espace pour faire connaissance :
vous avec le praticien, lui avec vous, et vous avec vous-même dans ce nouveau contexte.
Il peut y en avoir plusieurs avant de décider ensemble de commencer un travail analytique.
Certaines personnes repartent après un seul entretien,
d’autres après cinq. Il n’y a pas de règle.

« Qu’est-ce qu’on vous demandera ? »
Souvent, l’analyste commence simplement par : « Qu’est-ce qui vous amène ? »
Et c’est parfois la question la plus déstabilisante qui soit
— parce qu’elle est ouverte, sans filet. Vous pouvez parler d’un symptôme précis (une anxiété,
des insomnies, une relation qui coince), d’un vague sentiment de mal-être, ou même dire que vous ne savez pas
vraiment pourquoi vous êtes là. Tout ça est valable.
L’analyste n’est pas là pour remplir un formulaire. Il écoute ce que vous dites,
mais aussi comment vous le dites, ce que vous esquivez, ce qui revient.
Ce premier temps lui permet de saisir quelque chose de votre façon d’habiter votre propre histoire.
Et si je ne sais pas quoi dire ?
C’est l’une des craintes les plus fréquentes — et l’une des plus inutiles. Vous n’avez pas à venir avec un discours préparé ni à raconter toute votre vie en 50 minutes. Ce qui se passe spontanément dans la séance — les hésitations, les détours, les silences — fait déjà partie du matériel. Il n’y a pas de « bonne réponse ».
Divan ou fauteuil ?
Au premier entretien, vous serez généralement assis en face du praticien. Le divan vient plus tard, si vous entamez une analyse
à proprement parler. Donc pour l’instant : face-à-face, comme une conversation.
Vous avez le droit de poser des questions
Oui !
– Ensemble des représentations, désirs et conflits psychiques inaccessibles à la conscience ordinaire, mais actifs dans le comportement et la parole du sujet.
Et si le courant ne passe pas ?
C’est possible, et c’est important. La relation thérapeutique repose sur quelque chose de difficile à nommer — une forme de confiance, de sentiment que vous pouvez parler à cette personne-là. Si vous ressortez avec la sensation que ça ne colle pas, vous avez tout à fait le droit de rencontrer quelqu’un d’autre.
Changer d’analyste n’est pas un échec. C’est prendre soin de soi.
En résumé
Le premier entretien, c’est une invitation à commencer à parler — pas à tout résoudre. Vous n’avez rien à prouver, rien à performer. Juste à venir avec ce que vous portez, aussi flou ou aussi précis que ce soit.
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